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Un résumé de l’étape du tour Pau sommet du Tourmalet
du 18 juillet 2010 ( extrait d’un mail de Joël Merceron du 20 07 10)


2 très grands courageux avant l'étape du tour 2010...
qui font beaucoup d'émules pour 2011

Profil de la 18e édition de l'Étape du Tour

Pour ceux qui ont le temps de lire et qui sont intéressés par un compte rendu plus explicite: 

Nous étions 10 000, dont 2 de Beaucouzé Georges Quéméner et moi, à Pau dimanche 18 juillet à 7h pour prendre le départ de l'étape du tour que les coureurs feront jeudi 22. Cela représente 3km de vélos sur toute la largeur du boulevard des pyrénées et environ 1/2 h entre les premiers à partir et le dernier  à passer sur la ligne (j'avais le dossard 7109) . Dans les premiers numéros il y a quelques coureurs pros des sportifs invités et des VIP comme Alain Prost, Paul Belmondo et quelques ex pro... 

Vu du peloton c'était impressionnant mais du bord de la route cela devait aussi l'être, avec ce cordon continu de cyclistes multicolores. La première partie est assez rapide 35-40 km/h il faut faire attention à droite, à gauche, devant, derrière, on double on se fait doubler ; Circulation en accordéon avec des ralentissements à chaque rétrécissement de chaussée voir même pied à terre lors du passage en centre ville d'Oloron Ste Marie. 
Le peloton est très polyglotte (même si on ne parle pas beaucoup) j'estime à 40% d'étrangers : Européens, Américains Brésiliens, Néo-zélandais pour les maillots que j'ai pu reconnaître. Selon l'organisation, il y a aussi 3% de femmes. 

Après quelques petites côtes du Piémont pyrénéen la première difficulté est au 56 éme km avec le col de Marie Blanque. Une belle montée ombragée avec un bon revêtement mais il y a des vélos partout. Chacun essaie de se frayer un passage. La pente est de plus en plus raide. On roule à 10-12 km/h une chute juste devant nous. Mon voisin me pousse pour l’éviter et je me retrouve à terre. Plus de peur que de mal un petit arrêt à la moto Mavic pour redresser la selle et on repart doucement avec des pourcentages à 12%. J’ai du mal à retrouver ma position sur la selle. Un peu plus loin, ça bouchonne vraiment. Puis tout le monde doit mettre pied à terre car la route n'est pas assez large pour laisser passer le flot de cyclistes. C'est ensuite une longue procession à pied jusqu'au col environ 1,5km, on perd environ 20 minutes. 

Ensuite c'est une belle descente avec un ravitaillement au plateau de Benou (je ne vous explique pas la pagaille pour récupérer bananes, quartiers d'orange et remplir les 2 bidons de 75cl). Après la descente des pelotons se constituent et nous sommes applaudis à chaque passage de village (on se prend presque pour des coureurs du tour).   
A Asson  nous retrouvons  Sylvie et Martine, nos épouses,  au détour d'un virage. Un petit arrêt  de 5mn pour quelque photos et récupérer un petit Sandwich et Il faut repartir.
Je pars un peu avant Georges et je me sens bien. Je retrouve un peu plus loin  Thierry Rappin, le beau frère de Dominique Brossard avec son maillot Fleury Michon de Pouzauges. 
Quelques échanges d'impressions, visiblement il n'a pas les bons braquets.
Il est midi, il commence à faire chaud, nous sautons le ravitaillement de Férrières et nous partons pour la 2eme difficulté avec le col du Soulor 12km à 7,8%. Les sensations sont assez bonnes je surveille le cardio pour ne pas se mettre dans le rouge et je m'amuse à compter ceux que je double tout en déduisant ceux qui me doublent le solde est positif d'environ 300 . Au sommet il y a beaucoup de monde et j'aperçois sur le bord, comme prévu, des maillots rouges de L'EVAD du club de mon fils Paul on remplit vite les bidons et c'est parti pour la très belle descente de L'Aubisque avec des pointes à plus de 70km/h et une petite cinquantaine de doublés. La pancarte "Arrivée 50km" est la bienvenue mais il y a encore ce fameux Tourmalet... 

A  Argelès Gazost c'est le dernier ravitaillement solide après 144 km belle pagaille là aussi. Nous avions rendez vous avec les femmes mais un petit coup de fil m’indique qu’elle ne sont pas arrivées, bouchons pour elles aussi)
Il est 14h15 et il reste le plus difficile... 
Le faux plat dans la vallée de Luz se fait dans les roues (sans doute trop vite). Malgré le torrent sur le bord de la route il fait chaud 

A Luz St Sauveur on passe sur les tapis qui enregistrent nos temps grâce à des transpondeurs. il est 15h10 
On tourne à gauche et la pancarte indique sommet à 18,6km à 7,5%, mon compteur marque 163km depuis le départ. 
Comme prévu la galère commence, heureusement je me dis que je dois être capable d'escalader les 1400 m de dénivelé avant la fin des délais d'élimination fixés à 19h. 
Il faut gérer. Comme prévu de longue date je pense mettre 3h pour faire ces fameux 18 km 
chaque km effectué me rapproche du but mais il fait chaud. Des spectateurs au bord de la route nous arrosent la tête ou la nuque (c'est assez facile vu l'allure qui est d'environ 8km/h).  Les pourcentages augmentent à plus de 10% et je pose pied à terre pour marcher et récupérer. On me double mais je dépasse aussi les nombreux cyclistes qui sont assis sur le bord de la route 
Beaucoup de monde dans la traversée de Barèges même si les premiers sont passés 4h avant. 
Un panneau point d'eau à 2 km redonne du moral mais qu'ils sont longs à effectuer. Au grand parking pour la station de ski de super barèges douche froide avec les tuyaux d'arrosage qui servent aussi à remplir les 2 derniers bidons. 
Il reste 7km. J'alterne la montée en vélo (avec 34X29 pour les connaisseurs) et les passages à pied pour faire baisser le cœur. Je sais que j'arriverai au bout 
je prends presque le temps d'apprécier le paysage en regardant le sommet et vers le bas des lacets et le défilé des coureurs qui sont derrière 
Il y a de plus en plus d'écarts entre les concurrents certains semblent encore frais et d'autres HS avec de nombreuses défaillances certains allongés sur le bord de la route sont mal en point. Je n'ai pas compté, comme dans le Soulor, mais ils sont sans doute environ 1000 à me doubler sur les pentes du Tourmalet 
A 3km du sommet Georges me double il semble fringant alors que je suis à pied! 
Le sommet approche km 180 au compteur je remonte sur le vélo pour faire 1km. Il reste 700m mais c'est une rampe à 11% je marche comme beaucoup. 
A  200m de l'arrivée un spectateur s'est fait une spécialité de la poussette pour la remise en selle. Comme beaucoup d'autres, j'accepte volontiers ce petit coup de main pour passer la ligne sur le vélo. Mon ami Georges m'attendait pour passer la ligne avec moi main dans la main, quel fair play!
Au bout de 10h56 dont 10h25 à rouler sur le vélo. Nous sommes 6230 et 6231eme et 1315eme de la catégorie des + de 50 ans
Georges me propose une bière pour fêter cela mais je ne bois qu'une gorgée trop fatigué pour absorber ce breuvage qui dans d'autres moments serait réparateur 
Nous descendons les 6km pour rejoindre le village étape à la Mongie. Sylvie et Martine sont heureuses de nous retrouver et nous très satisfaits d'avoir réussi cette belle épreuve. 

Fin du reportage. Maintenant direction la Chine jeudi 22 en famille pour retrouver notre grand Gilles
(je ne pourrai pas voir la vraie étape) 
 
PS Pour la préparation:
4000km depuis le premier janvier et 6 kg perdus depuis le premier mai (il en reste toutefois 80 kg au départ)
Une semaine spécifique début juillet à Rémuzat dans la Drôme avec le SCB. Il me manquait quelques longues sorties (ma + longue étant avec les 3 cinglés du Ventoux le vendredi le 10 juillet)
 
PS 2 suite à ma chute, la selle était en fait cassée !
d'autres infos sur internet il suffit de taper étape du tour 
 
 
Merci à tous de m'avoir aidé à réussir cet objectif personnel 
Bonnes vacances et après le 15 aout sur le vélo
 
Sportivement
Joël 



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